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Bibliographie

 

En français

 

Le Vice Obscur de l’Occident

À paraitre chez Le Retour aux Sources, déc. 2012

Le 11-Septembre a inauguré une nouvelle ère, celle du « terrorisme global », conséquence logique et prévisible de la prétention de l’Occident à réduire à soi l’ensemble du monde existant. Mais le « meilleur des mondes possibles » se révèle être un modèle paranoïaque, basé sur la projection obsessionnelle vers le futur, où l’individu ne peut jamais trouver un point d’équilibre et de paix. Dans sa recherche incessante du Bien, voire du « mieux », l’homme occidental a créé pour lui-même le mécanisme parfait et infaillible du malheur. Et il l’exporte partout. Le « terrorisme global » ne fera que confirmer et renforcer le délire occidental du modèle unique mondial, le sien. Et la confrontation à venir ne sera plus entre droite et gauche, entre un libéralisme triomphant et un marxisme mourant – qui sont en réalité les deux faces de la même pièce – mais entre les dirigeants, politique, économique, intellectuelle, défenseurs de la Modernité, et la foule déçue, frustrée, exaspérée et violente, partout dans le monde, et qui aura cessé d’y croire.

Titre original : Il Vizio oscuro dell’Occidente. Manifesto dell’ Antimodernità (Marsilio – 2002)

 


La Démocratie et ses Sujets

À paraitre chez Le Retour aux Sources, déc. 2012

Dans notre culture, la démocratie est « le meilleur des systèmes possibles », une valeur tellement universelle que l’Occident estime être en devoir de l’exporter, même par la force, auprès de populations qui possèdent une histoire, des institutions et un vécu, complètement différents. Massimo Fini abat cette conviction profondément enracinée en nous. Mais son attaque ne suit ni la ligne de la critique de gauche, qui reproche à la démocratie libérale de ne pas avoir réalisé l’égalité sociale, ni celle de droite qui la qualifie de gouvernement des médiocres, mais il s’en prend à l’intérieur même du système. La « démocratie réelle », celle que nous vivons concrètement, ne correspond à aucun des principes sur lesquels elle affirme s’appuyer. C’est un régime de minorités organisées, d’oligarchies politiques, économiques et criminelles qui écrase et asservit l’individu, déjà frustré et rendu anonyme par l’effrayant mécanisme productif auquel la démocratie sert d’enveloppe légitimante. Corrosif et inquiétant, Les Sujets invite à revoir quelques-unes de nos certitudes rassurantes, à reconsidérer la situation paradoxale et humiliante du citoyen démocratique, et allant encore plus loin, à réfléchir sur la condition de l’homme contemporain.

 

Titre original : Sudditi. Manifesto contro la Démocrazia (Marsilio – 2004)

 

 


En italien

 

La guerra democratica [La guerre démocratique]

Chiarelettere (2012)

« Il ne s’agit pas d’être contraire à la guerre, mais d’être contre la guerre, technologique et impersonnelle, que l’Occident impose aux autres mondes. Souvent sans même la déclarer et camouflant les bombardements, les incursions sur le terrain et les tortures derrière des slogans comme "mission humanitaire en faveur de la démocratie". »

 

 

 

 

 


Senz’anima [Sans âme]

Chiarelettere (2010)

« Je voudrais être un taliban, un kamikaze, un Afghan, un Boat people, un affamé du Darfour, un juif maltraité par ses tortionnaires, un bolchevique, un fasciste, un nazi. Car plus que l’horreur, ce qui me fait horreur c’est le néant. » Voilà quelques paroles extraites du nouveau livre de Massimo Fini, (Senz’anima, Chiarelettere, 472 pages, 15 euros), un recueil d’articles de ces 30 dernières années (1980-2010). Une véritable histoire de l’Italie, observée du point de vue si particulier de Fini. C’est en réalité notre pays qui est "sans âme", en proie aux aspects délétères de la modernité.

 

 

 

 


ll ribelle dalla A alla Z [Le Rebelle de A à Z]

Marsilio (2006)

Après les extraordinaires pamphlets qui, accueillis avec tant d’enthousiasme par le public, ont marqué son entrée dans le nouveau millénaire – depuis Le vice obscur de l”Occident à La Démocratie et ses Sujets, Massimo Fini met en forme son système de pensée et nous propose sa conception du monde, en en soulignant sa cohérence intrinsèque idéale. Construit sur le modèle d’un abécédaire, comme une encyclopédie ou un dictionnaire, ce livre représente véritablement la synthèse de la pensée de Fini, de son aversion pour les mythes et les stéréotypes de la Modernité, et de son métier de contestataire. Le résultat est un limpide et passionnant portrait du "Rebelle", ce protagoniste de notre époque qui, tantôt combat comme un Don Quichotte contemporain, tantôt enchante et séduit tous ceux qu’il rencontre. Naturellement, le "Rebelle" doit l’être aussi, au moins dans une certaine mesure, envers lui-même. Et c’est ainsi que Fini, pour clarifier sa pensée, évoque également sa propre expérience, son métier de journaliste, ses passions de reporter et d’écrivain.
« Toutes proportions gardées – écrit-il – ceci est mon "Ecce uomo". »

 

 


Il denaro, « Sterco del demonio » [L’argent – « la déjection du démon »]

Marsilio (1998)

Qu’est-ce que l’argent ? Quand et pourquoi est-il né ? L’argent incarne une logique fascinante, mais terriblement insidieuse qui a fini par nous dominer et par déterminer les styles, les rythmes, les modalités et les buts de notre vie, dressant d’inquiétantes perspectives. Si du point de vue individuel, l’argent est un crédit, pris globalement c’est une dette toujours plus colossale que nous accumulons envers le futur. C’est un pari continuel sur lui-même, c’est-à-dire sur le vide. Combien de temps encore ce jeu pourra-t-il continuer ? Le livre de Massimo Fini nous brosse d’une part l’histoire de l’argent, de manière rigoureuse et documentée, et de l’autre, il s’attaque radicalement à la société contemporaine dans laquelle l’argent, avec son développement anormal, est à la fois une métaphore et un instrument tout ce qu’il y a de plus concret.
 
 
 
 

Il conformista, contro l’anticonformismo di massa [Le conformiste, contre l’anticonformisme de masse]

Mondadori, Marsilio (1990)

« Massimo Fini a écrit la plupart de ses essais polémiques sur les problèmes les plus brûlants du moment, et a intitulé le tout "Le Conformiste". Fini est un expert, un sage. Non seulement par sa maitrise de l’écriture, mais aussi par la richesse de son expérience… il a les « mains propres » (Mani pulite). Il ne respecte pas les règles. Il ne joue pas. Et cela, il le lui feront payer, en faisant tomber sur lui une chappe de silence : depuis que les bûchers ont disparu, c’est le sort qui attend les conformistes qui se se conforment pas. (Indro Montanelli)

 
 
 
 
 
 

Elogio della Guerra [Éloge de la Guerre]
 
Marsilio (1989 – 2004) –  5e édition
 
La guerre : ses fonctions, ses raisons, ses pulsions, sa moralité. Pendant des milliers d’années, elle a représenté un événement fondateur pour les hommes et pour les peuples, elle a créé et détruit les équilibres, déterminé le rôle des États, des Nations, et de leurs rapports de force, elle a marqué notre mode de vie et a contribué à former ce que nous sommes. Puis, avec la Bombe et le chantage atomique mutuel, la guerre est devenue le tabou des tabous. Aujourd’hui, avec les événements dramatiques en cours, la guerre frappe à nouveau à notre porte, elle redevient d’actualité. Tout comme ce pamphlet de Massimo Fini, apparu une première fois voilà 22 ans lorsque la guerre semblait non seulement impossible, mais parfaitement impensable. 

 

 

 


La ragione aveva torto? [La raison avait-elle tort ?]

Marsilio (1985)

Publié pour la première fois en 1985, La Ragione aveva Torto? est, à sa manière, un livre prophétique. Infligeant une critique radicale à la société issue de la Révolution industrielle et soutenant, par une confrontation étroite avec le passé, que l’homme occidental s’est lui-même créé un monde encore plus invivable que celui qu’avec le dangereux et obtus optimisme de Candide, il avait voulu fuir, l’auteur nous faire part de ses doutes qui, bien que niés et écartés pendant un temps, sont aujourd’hui profondément ancrés dans le cerveau des gens. Oeuvre fondatrice de la pensée de Fini, La Ragione aveva Torto? est à l’origine de tous ses essais successifs jusqu’au récent Le vice obscur de l’Occident. Manifeste de l’anti-modernité.

 

 


 

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